Cadeau de fin d’année: « Requiem pour un poisson rouge »

En cadeau de fin d’année nous vous offrons, avec l’accord de l’Auteur, le roman « Requiem pour un Poisson Rouge »! Vous êtes toutefois libre de faire une donation à l’Auteur qui nous a informé être en train de travailler à son prochain roman, tout aussi explosif et politiquement incorrect! Soutenez-le par un petit don de 5 ou 10 euros!

         

Par l’auteur de « Malika et le saucisson magique » (Disponible ici), voici le nouveau roman de Jean Salain « Requiem pour un poisson rouge », diffusé aux « Editions Réseau Libre ».

L’auteur nous confiait lors de la remise de son manuscrit « Il y a au minimum un motif de plainte par page pour les associations de défense de la racaille. »

Nous déconseillons donc formellement ce roman aux bobos, aux adeptes du politiquement correct et autres crétins, français ou importés, et déclinons toute responsabilité dans les troubles qui pourraient survenir suite à sa lecture.

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Version intégrale

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3 Commentaires

  1. Philippe serait-il lecteur ?
    Hier il repris à St Martin en réponse à une sinistrée, une expression récurrente du Boss.
    « Je suis pas assureur »

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  2. Tout compte fait, c’est supérieur à San Antonio. Le talent y est pour beaucoup bien sûr, mals l’époque est tellement plus dure, ce bon San-Antonio, il faisait vivre ses personnages dans des milieux tellement bien ordonnés, on n’y prêtait pas attention….chez lui, les putes marnaient dans des conditions propres, bien cadrées, il n’y avait pas d’  »usines à pustules »…Les nations qui s’affrontaient parfois étaient variées mais chacune cohérente, avec son ordre propre remis en cause par personne ! le Vieux était toujours à son poste, toujours, jour et nuit, avec le Général pas bien loin de lui, joignable à tout moment, alors que maintenant, c’est le chaos des portables, qui calanchent aux mauvais moments….et nous avons perdu notre ‘’père de la nation’’, hélas ! Bérurier aussi, qui ne sortait jamais de son univers à lui, où il était comme un poisson dans l’eau, avec sa truculence à la Michel Simon et ses éternelles taches sur sa chemise débraillée. Et Pinuche, avec ses épaules en bouteille de Perrier, et ses rarissimes réflexions minuscules idiotes qui, l’air de rien, foutaient tout en l’air, on le reconnaissait dès les deux premiers mots de la phrase ! Là tous les personnages sont insaisissables, ne peuvent s’accrocher à rien de stable, de rassurant, quand on traverse Paris, on s’enfonce dans l’Afrique profonde peuplée exclusivement d’affreux inconnus préoccupés exclusivement de leurs instincts sexuels et voleurs les plus primaires, aux risques et périls les plus atroces pour les clients, et les dits instincts sexuels ne font jamais dans la dentelle, les mecs sont carrément tous, potentiellement, des assassins violeurs dingues capables de couper leurs victimes en morceaux et de les bouffer ensuite, sans le moindre état d’âme…..comparez avec San Antonio, là les putes rendent toutes leurs services loyalement, façon repos du Guerrier, les mecs, carrément, se délassent avec elles, et l’auteur nous sert la toupie japonaise, la brouette sénégalaise et autres classiques pittoresques qui ne feraient même pas bandocher les lycéens blasés d’aujourd’hui, boutonneux crevards, moitié impuissants, blancs comme des lavabos, avec leur braguette sur l’arrière, qui peuplent en 2016 les établissements d’enseignement de seconde zone….et de nos jours, les filles de cet univers désarticulé à la Picasso ne font jamais rêver, sans came à leur portée, elles ne peuvent même plus draguer, toutes sales, bouffies, cheveux crades poisseux en mèches délavées, ne pensent qu’au fric qui assurera la bouffe demain et qu’il va falloir gagner avec leurs culs pas appétissants……mais elles la gagneront quand même, puisque leurs mecs n’ont rien d’autre à part leurs semblables, étant presque tous à voile et à vapeur….

    Et puis, poursuivant la comparaison, dans ce roman les personnages sont plus âpres sur les questions de pognon, du plus haut au plus humble, on sent l’interminable crise qui nous déstructure tous depuis 1981……

    Bref San Antonio c’était pour les étudiants débutants et les lycéens gentiment branchés à peine dépucelés, là ont est dans le polar pour adultes qui ont déjà tout vu et tout connu sur tous les plans, blasés, en mauvaise santé, revenus de tout, n’espérant plus rien, sauf quelques récréations sous les tropiques glanées à la sauvette, la plupart du temps ils se contentent de les rêver, l’univers est tout gris, sans issue, implacable. Limite, ces livres, il faudrait les interdire aux mineurs…….Les mineurs dont on comprend que les amateurs spécialistes vont forcément les initier à tout dès leurs douze ans, alors que chez San Antonio, les mineurs c’est sacré, dans plus d’un polar San Antonio joue les chevaliers blancs qui les arrachent à un destin funeste, tandis qe là, non, c’est plié d’avance, les ados c’est tout tracé, ils n’auront jamais été ados avec des parents normaux……cf la réponse de l’avocat aux gouines qui lui proposent le coup : ‘’ oui, je suis intéressé, je suis homo et j’en voudrais deux ou trois (etc etc)  » et les gouines qui l’insultant : ‘fasciste », ça, impossible à imaginer par San Antonio !

    Il ne reste plus à l’auteur qu’à nous sortir une série aussi abondante que celle de San Antonio, qui malgré des hauts et des bas, est globalement très riche et drôlement variée (je pense à son extraordinaire livre ‘’Faut être logique’’, qui hausse l’auteur au-dessus des meilleurs Agatha Christie. Attention, ce livre, reconnu comme le meilleur de cet auteur, est un hors-série, mais on y retrouve Bérurier dans toute son épaisseur !

    Cet auteur nous présente ses nouveaux personnages, et là, il a eu une très belle idée, le héros n’est ni un flic ni un espion, c’est un ‘’baveux’’, un avocat. A ma connaissance, c’est une idée neuve ; et l’avocat qu’il nous campe est en phase parfaite avec notre époque, judiciarisée à en crever, mais paradoxalement, où la notion populaire de ‘’justice’’ n’a plus cours, vu les compromissions, les francmacs, la politicaillerie……les pauvres gens n’ont plus aucune chance….Cette ‘’justice’’ a d’ailleurs créé pour eux un adjectif inconnu sous San Antonio : ‘’populiste’’, substantivé en ‘’populisme’’. Tout le mépris du petit peuple est dans ces mots dénigrants. Croire en la justice du bon sens populaire, dans ce monde cruel, est suicidaire, va droit dans le mur. Il faut donc, pour survivre, s’adresser à des baveux qui connaissent tous les non-dits, toutes les règles non écrites, pour construire des plaidoiries inintelligibles au commun des mortels, mais où le ‘’baveux’’ aura donné tous les gages qu’il faut, de façon inaccessible au grand public, pour pousser son affaire, malgré tout, dans l’aire permise du petit jeu de massacre judiciaire. Et là, ce baveux est rompu à tout, sans état d’âme, il a vu un nombre incalculables d’innocents condamnés, de crapules acquittées, ça ne lui fait plus rien. Il comprend tout de suite par quel chemin hypertordu il va se sortir de ces merdiers et du panier de crabes pour aider son client malgré tout. Alors ce baveux, ce n’est pas le sémillant San Antonio, ni le truculent Bérurier, ni Pinuche (le Fernand Raynaud de la Police), c’est une nouvelle espèce viivante du milieu politico-gendarmo-juridique, insaisissable, insensible à tout, qui peut sans perte d’appétit, ni de soif d’un bon coup de whisky, encaisser n’importe quelle nouvelle, un massacre collectif, une fillette éventrée puis violée, des sacrifices humains au cours de partouzes rituelles ésotériques, tout juste s’il va cligner des yeux d’un air las, en grommelant ( »bof, du classique, on va voir ça’’).

    L’autre personnage qui nous est présenté, c’est Margot. Excellent mais encore ambigu. Est-elle ou non sa fidèle maîtresse ? la sollicitude qu’il lui manifeste après qu’elle ait vu sa vie en danger le laisse penser….mais l’image donnée aux autres par le couple est originale, les fausses vacheries perpétuelles envoyées sans ménagement, les fausses vellétiés d’indépendance de Margot, tout ça pourrait bien être le signe d’un attachement profond. On a là un intermédiaire très équilibré entre Mme Maigret, Mme Colombo qu’on ne voit jamais, et les nombreuses conquêtes d’un soir de San Antonio : le baveux, si on y regerde de près, jamais une incartade ! A mon avis, l’auteur devrait soigner ce couple de façon qu’aucun lecteur ne doute jamais que c’est bien un couple, mais que rien de direct ou de niaisement extraverti n’ait jamais la moindre place dans le texte. Tout suggéré au second degré et pour les autres, la rigueur austère sous le vernis des vacheries, ça me paraît parfait, ça crée un personnage nouveau et très attachant, finalement très valorisant pour les femmes mûres et les secrétaires passe-murailles que tous les romans ont tendance à considérer comme du rebut, ou des meubles pour figuration, au choix.

    En résumé, je souhaite la même imagination à cet auteur qu’à San Antonio, dans la jungle actuelle où il fait vivre ses personnages : il en ressort bien que la jungle n’est pas Calais, mais bel et bien Paris ! seul un homme de vraie droite décomplexée pouvait décrire cet univers-là, cette faune tels qu’ils sont, face aux gauchos tout barbouillés de leurs préjugés moraux cent fois plus ridicules que ceux des anciens bien-pensants ou du dictionnaire des idées reçues de Flaubert. En un mot, il fallait à cette belle idée neuve un auteur LIBRE, là, je crois que c’est gagné ! j’ai hâte de lire un de ses prochais ouvrages où il ne ratera pas les bien-pensants affreux de notre époque !

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