Demain, les Barbares

Hiver 2028, la France affronte une crise financière et politique sans précédent. Retranché dans une capitale bunkerisée devenue un Disneyland pour riches et une destination phare du tourisme sexuel, le Président se débat dans des difficultés insurmontables pendant que le pays est ravagé par le terrorisme islamiste et que des milices attisent les haines identitaires dressant les communautés paupérisées les unes contre les autres.

Longtemps au bord du gouffre, le pays ruiné bascule dans la sauvagerie au moment où son système économique s’effondre. Dans ce chaos qui ramène la France des siècles en arrière, des hommes et des femmes vont essayer de survivre à la violence en prenant les armes ou en tentant de fuir la guerre civile qui ravage le pays.

Ce roman de politique-fiction entre post-apocalypse et survivalisme retrace les trajectoires de ces destins jetés dans le fracas de l’histoire au moment où l’ombre de la barbarie s’étend la France.

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25 Commentaires

  1. Cet ouvrage est excellent, contrairement à « Guérilla » qui traîne en longueur et dont les nombreuses redondances ont fini par user ma patience.
    Le roman de Poupart est prenant malgré quelques rares invraisemblances.
    Je l’ai lu en 2 fois, c’est dire qu’il m’ a plu!

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  2. DEMAIN LES BARBARES

    Bon, j’ai lu intégralement les 800 pages. On se doute que ‘j’ai donc énormément codes à dire, en plus de quelques coquilles qu’il faut corriger. Je n’accepte d’échanger qu’avec ceux qui ont fait le même effort, de façon à ne pas parler dans le vide. Sinon, j’en déduis que le livre n’intéresse personne et je ferme ma grande gueule. Après tout c’est RL qui nous a recommandé ce livre !

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    • Plus qu’un chapitre avant l’épilogue.Ca vient bon comme ont dit chez nous :)
      Globalement,le déroulement de ces événements me semble trés réaliste si on laisse le coté romanesque.
      Le début du livre est visionnaire,Poupart imagine les attentats à venir(on est en 2014,avant charlie)presque tels qu’ils se sont produits,on repense au soir du bataclan.
      Le tableau de désolation et de barbarie qui est décrit tout au long des pages est ,à mon avis,un scénario à prendre en compte.
      Quelques incohérences relevées mais dans l’ensemble c’est un livre qui nous met face aux réalités de ce que sera la guerre civile en France si elle se produit

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  3. Souvenons nous du bouquin de Raspail… » Le Camps Des Saints « , eh bien on y est en plein. Et ça va mal finir!
    C’était prévu dans les protocoles des  » sages  » de Sion. Ce plan machiavélique arrive à son terme, on est au bord du naufrage…!
    Mais ne désespérons pas…
     » ils reviendront ces Dieux que tu pleures toujours, le temps ramènera l’ordre des anciens jours la terre a tressaillie d’un souffle prophétique  » ( Gérard de nerval )

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  4. Alors là j’ai quelque chose à dire : autant le texte de Templar m’a laissé froid comme un serpent, autant ce texte  »Retour à la barbarie » signé Franck Poupart m’a fichtrement impressionné.

    Il se trouve que j’ai vécu 1968 à Paris et que du 22 mars au 30 mai et même un peu après, j’ai tout vécu intensément minute par minute.

    Le texte de Franck Poupart m’a quasiment commotionné : il a fait régurgiter à mon cerveau tous les détails de cette folie collective qui avait affecté la France entre le 3 mai 1968 et le 30 mai 1968, comme un vent d’anarchie incontrôlable où tout était permis.

    J’ai lu d’une traite, en moins d’une heure, les 60 premières pages et j’ai dormi là-dessus. Toute la nuit, j’ai revécu, NON EVEIILLE, ce vent de folie de 1968, avec remontée perpétuelle d’îlots de souvenirs précis qui étaient enfouis depuis 49 ans. Ce matin j’ai presque la gueule de bois.

    Ce Franck Poupart, j’ignore s’il a connu mai 1968, mais ce qu’il a retracé est absolument de même nature que mai 1968, même s’il n’y avait pas eu d’attentat sanglant. L’ambiance est rigoureusement la même. Pas d’autorité mais un ordre spontané qui s’impose localement et chaque fois, très temporairement, et on ne voit jamais aucun meneur. Des trucs qui sortent d’on ne sait où. Comme si tôt ‘univers des Mystères de Paris ressortait soudain des catacombes….. Des comités de grève qui naissent et meurent comme champignons après la pluie, le lendemain ils n’existent plus. Les médias accaparés par des gens qui auront parlé une seule fois, de tous âges, de toutes conditions, des deux sexes ; et qui disent n’importe quoi, une heure après on ne sait pas d’où ils venaient ni où ils sont passés. Je me souviens par exemple d’un  »collectif de cadres » (réel, celui-là, il m’est revenu cette nuit), né spontanément près de Jussieu, alors en pleine construction, près de la Seine. C’étaient des cadres, qui dénonçaient ce qu’ils appelaient  »leur prison dorée ». Ils avaient écrit leurs revendications sur des pancartes en carton beige, au feutre noir en gros caractères. La principale était d’avoir le droit, pour les professions intellectuelles de haut niveau, à plusieurs épouses, au minimums deux. Toute une explication était développée juste sous le titre !

    Certes, le texte de Franck Poupart est bien plus violent, mais je le répète, l’ambiance est identique ! celui de Templar m’a laissé de marbre, il n’est pas crédible. Mais celui de Poupart m’a fait l’effet d’un cure psychanalytique réussie, quand toute une ménagerie de souvenirs en vrac remontent à la conscience, à la façon d’un Léviathan qui sort lentement de l’eau.

    Ce qu’il décrit avec bonheur est la folie collective où personne ne cherche plus de logique à rien. Chacun se défoule à sa façon, trouve des camarades d’une ou deux heures pour embrasser sa lubie du moment, et deux heures après, tout ça s’évapore. Les entrailles de Paris exsudaient des populations insoupçonnées en temps normal, qui ne pouvaient venir que de caves improbables ou de recoins souterrains du métro. Néanmoins il existait un ordre. Je ne sais où Poupart est allé chercher son idée de zones de sécurité, mais en mai 1968 c’est bien ce qui se passait : l’anarchie était parfaitement contenue dans des limites impossibles à dépasser, les forces de l’ordre invisibles existaient pour les faire respecter.

    Je l’ai bien vu le 24 mai 1968 : de Gaulle avait choisi ce jour-là pour annoncer un référendum en riposte aux  »événements ». Par curiosité, j’ai suivi la manif prévue pour ce jour-là, sans y participer (c’est-à-dire sans défiler avec les autres derrière des pancartes). Le départ était prévu à La Bastille, d’où on avait une vue plongeante sur la Gare de Lyon. L’avenue entre les deux est d’une largeur remarquable : elle était noire de monde, qui se pressait jusqu’aux immeubles riverains, la foule s’y adossait. Des micros géants avaient été installés sur toute l’avenue de Lyon et des consignes y étaient données de temps à autre. J’ai rarement vu une telle foule aussi silencieuse, aussi calme, elle était comme angoissée, comme dans l’attente anxieuse et hypnotisée de je ne sais quelle tornade. Une immense estrade avait été dressée qui tenait presque toute la façade de la Gare de Lyon. On la voyait très bien depuis La Bastille, où je me trouvais. Diverses organisations occupaient l’estrade tour à tour, et y exposaient leurs revendications. A un moment, un silence effrayant se fit : c’était la délégation anarchiste qui venait d’entrer en scène : le tableau engendrait un peur incontrôlable : tous ces militants, sans exception, étaient vêtus de noir absolu, les hommes avec des ceintures noires qui soulignaient leur taille. Une haie de drapeaux noirs immenses tenait le devant de la scène et les côtés. Les militants anarchistes se tenaient debout, bien alignés sur un seul rang, dans leurs tenues noires. Ils n’ont pas dit un seul mot ! leur message c’était d’être là, silencieux comme des carpes. La foule immense, comme saisie, faisait écho muet à ce silence de mort. Un silence total à devenir dingue ! (i n’y avait ni circulation auto, ni trains, tout était paralysé depuis le 20 mai, date du début des pénuries d’essence). Le temps était gris sale, pas un bruit, même pas un oiseau. Pourtant sur l’avenue de Lyon, qui joint La Bastille et la Gare de Lyon, il ne pouvait pas y avoir mojns de 1 million de personnes….

    Les anarchistes repartirent sans avoir rien dit mais en laissant leurs drapeaux noirs sur scène.

    Il leur succéda…la voix de de Gaulle, qui commença son discours annonçant le prochain référendum d’une voix pour une fois quelque peu chevrotante et mal assurée. Les organisateurs avaient décidé de relayer ce discours dans leurs micros. Mais on ne sait sur quel signal, à chaque arrêt de de Gaulle, la foule répondait par des quolibets et des rires répercutés entre Bastille et Gare de Lyon. A tel point qu’on ne pouvait rien distinguer de ce que disait de Gaulle. Un brouhaha inaudible, chaque intonation de de Gaulle soulignée par un ola comme les immenses clameurs indistinctes de masse qui montent et descendent des tribunes pendant un match de foot. Le soir même, de Gaulle disait à se proches  »j’ai mis à côté de la plaque ».

    Cette foule immense s’ébranla ensuite par le rituel trajet vers Nation, lentement, mais poings levés. Un désir incoercible s’empara de ces manifestants, ils ne parlaient que de ça :

     »Maintenant, il faut faire la jonction entre notre manif et celle des ouvriers, de ‘l’autre côté de la Seine, ils arrivent par Billancourt, de Nation il faudra les rejoindre Place de la Concorde ».

    Si cette jonction avait eu lieu, le pouvoir était fichu, car ça aurait fait entre deux et trois millions de manifestants, surtout, quelque chose de très symbolique, irrésistible : l’union des ouvriers et des étudiants….Mais sous l’apparent désordre universel, il existait un ordre inexorable, parfaitement organisé, les manifestants s’en aperçurent très vite : vers l’ouest, tout était archibloqué, bouché à l’émeri, ….par l’Armée !

    les ouvriers sont constamment restés de leur côté de la Seine (en gros la rive gauche depuis le 5ième arrondissement) et les étudiants de l’autre (en gros la rive droite depuis la Gare d’Austerlitz). Les manifestants étudiants (j’étais avec cette manif-là, pas celle des ouvriers), arrivés à Nation, n’avaient plus q’une solution : se disperser. Ce qui a pris plus de trois ou quatre heures, il fallait voir cette foule, (LMPT se vante, aucune de ses manifs n’a atteint cette ampleur-là). J’entrepris de rejoindre le quartier latin, en passant les Les Halles (non encore déménagées à Rungis). J’ai longé jusqu’au Pont Saint-Michel le barrage qui empêchait la fameuse jonction réclamée par les étudiants. J’étais seul. C’était incroyable : des chars Leclerc flambant neufs, avec leur vert inimitable ni clair ni foncé. des soldats bien encadrés, pas très nombreux mais surarmés et surprotégés sur eux, mieux que des CRS.
    Des rangées de mitrailleuses comme à Verdun ! tournées vers l’est, c’est-à-dire côté manif étudiante.
    Ben il ne m’est rien arrivé, personne n’a fait attention à moi qui n’étais ni armé ni en tenue protégée. Aux Halles c’était curieux : des camions arrivaient de province chargés de cerises et/ou de fraises. ils faisaient la queue devant la rue qui barre la Place des Halles au sud, en longeant un des plus beaux pavillons Balthard (tout ça n’existe plus). Les chauffeurs avaient tous au moins une à deux heures à attendre. Alors ils descendaient, ouvraient leur compartiment marchandises et offraient aux passants, sans un mot, des cageots pleins de fruits, comme ça, gratuits ! Quelque passants en profitaient mails il n’y avait pas foule, l’Armée était à moins de 100 mètres…..Moi-même j’aurais bien pris un cageot de cerises mais vu le chemin qui me restait à parcourir, c’était irréalisable, je me suis contenté de manger un ou deux kilos de cerises à même un cageot, sans échanger un seul mot avec le chauffeur….

    La nuit suivante, la queue de manif étudiante s’est repliée sur le quartier Latin autour du Panthéon. J’ai reposé dans ce quartier, à l’abri, mais sans fermer l’oeil : ce furent des tirs de grenades ininterrompus, un peu partout, chaque fois suivis des hurlements des sirènes qui amenaient les blessés hôpital Cochin……le bilan des blessés de cette nuit-là n’a jamais été communiqué…..de toutes façons leur beau rêve de jonction était mort, non pas pour quelques jours mais pour au moins trente ans, ce qui se disait partout…….

    Si ce Poupart n’a pas vécu 1968, je ne sais d’où il a tiré son inspiration géniale mais ce qu’il décrit au début du livre est la vérité même : des interdits férocement gardés par l’Armée eu milieu d’un bordel noir général, avec un vent de folie collective dans un désordre total, les gens étaient fous, le monde et l’univers entier étaient fous. Personne ne comprenait rien et de toutes façons, personne n’avait envie de comprendre quoi que ce soit.

    Bravo et merci à RL pour ce polar qui m’a fait l’effet d’un coup de poing inattendu en plein plexus !

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    • Finalement, ce livre a rouvert la cicatrice. Et sous la cicatrice pourtant bien refermée, je me rends compte que le cancer est toujours là et attend son heure …..

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    • Je ne préfère même pas parler de Mai 68 que j’ ai vécu en partie comme le décrit Terminautor … la jonction « étudiants » (+chahuteurs/branleurs/déconneurs) n’a pas eu lieu avec les « ouvriers » parceque le PCF via la CGT (de l’ époque) ont obéi aux ordres de « Moscou » qui ne souhaitait pas la chute de De Gaulle . Mai 68 gauchistes ou non , c’ était déjà une révolution « orange » surfant sur une jeunesse contestataire . Les grilles des usines Renault fermées ! les « étudiants » tenus en dehors . Les syndicats ont obtenus du pognons pour les ouvriers qui ne voulaient pas dans leur majorité d’ une révolution communiste . Quelle mascarade ! mais la violence elle , a été terrible , il faut revoir les archives vidéo d’ époque …

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      • Cher Equalizer,

        Je le répète j’ai vécu tout cela minute par minute. Donc je me permets des mises au point :

        1) arrêtez avec le  »côté chahuteurs/branleurs/déconneurs », c’est une sale intox médiatique.
        Déjà, les 2 et 3 mai 1968, c’était très dur. Marcellin et Peyrefitte ont fait far avec courage à quelque choses de vraiment méchant quand ils ont fermé la Sorbonne.

        Pompidou revint d’Afghanistan le 3 mai au soir et compris vite qu’on allait tout doit au bras de fer violent et sans concession. Il prit la décision IMMEDIATE de rouvrir la Sorbonne tout en l’interdisant aux forces de l’ordre.

        A ce moment-là, le mouvaient gauchiste vomissait déjà le PCF et la CGT et non seulement il était autonome mais il espérait bien faire une révolution à lui seul, sans PCF et sans CGT.
        Il avait plus de moyens qu’on ne croit : un des fers de lance des gauchistes était la JCR ( »Jeune communistes révolutionnaires »), tes structurée, dotée de programmes précis (y compris de prises du pouvoir) , d’une idéologie solide (à bse néo-trotskyste) et d’un pouvoir d’attraction préoccupant ; la JCR faisait un malheur chez les étudiants mais aussi chez les cadres. Marcellin prononça épidement sa dissolution, ce faisant il marqua un point car cette dissolution stoppa net le recrutement galopant de ce parti.

        Le 13 mai, plus d’un million de manifestants se donnèrent RDV à Denfert-Rochereau, partis des environs de La Bastille. ohm-Bendit était en tête. Sur la place Denfert-Rochereau, vers16 h, il donna ne itw sur plusieurs stations de radio, qui eut un vaste écho. Les journaleux lui demandèrent s’il agissait de concert avec les communistes, à quoi il répondit sic) :
         »Les staliniens, oui, il suivent, dans la charrette ! ».

        Georges Marchais, ces jours-là, lança sa célèbre expression, pour désigner Cohn-Bendit :

         »Cohn-Bendit, ce juif allemand »

        qui sur le moment ne fit pas tant de vagues que ça….

        Dans le méga-défilé du 24 mai suivant, l’un des slogans des manifestants étudiants fut :

         »Nous sommes tous / des / juifs allemands »

        A mon avis, votre affirmation sur la jonction étudiants-ouvriers est trop lapidaire pour décrire la vérité. Vous sous-entendez que tout aurait été dirigé depuis Moscou et Washington, eh bien ça, sur le terrain, c’est inexact.

        D’abord, le barrage militaire qui a empêché cette jonction ne s’improvise pas en une journée. Je l’ai longé sur toute sa longueur, et très peu de français l’ont fait. (Quand je l’ai fait, j’étais tout seul, et ça a duré plus d’une heure 30. Ce dispositif barrait sur près de 3 km, et vu la configuration des lieux, vraiment il rendait la jonction rigoureusement impossible, tous les détournements imaginables auraient pu être bloqués par quelques compagnise de CRS malgré les plus de 1 million de manifestants. Ce dispositif, mince, je l’ai vu de près, à unmoment je suis passé à moins de 15 m de chars Leclerc servis par des soldats suraramés. La barrage mesurait selon les endroits entre 50 et 80 m DE LARGE. Tout cela était visiblement prêt depuis au minium la veille au soir.

        Nos dirigeants de l’époque n’avaient nul besoin de la permission de X, Y ou Z pour empêcher la jonction, ils étaient assez intelligents pour savoir que cette jonction aurait été un insupportable danger, et assez grands pour décider seuls de ne le permettre à aucun prix.

        Je me souviens comment ça s’est passé : la manif patrie de La Bastille avait la ferme intention de rejoindre celle venue de Billancourt, tout le monde y croyait dur comme fer. A Nation, il y eu comme un flottement, la file manifestante cessa d’être polarisée; Des meneurs demandaient  »mais qu’est)ce qu’on fout là ? » Filer tout droit par leOpéra et le VIII ou IX sème était inenvisageable, tissu urbain trop compliqué, le mouvement aurait été trop lent et à al merci de quelques escouades de CRS. Il y eu comme un frémissement, une tentative par le sud-ouest, qui offrait trois voies royales en même temps : soit par Rivoli, soit par le pont Sy-Michel et le bd St-Germain en remontant vers l’AN et la Concorde, soit par le boulmich, Denfert, Port Royal en même temps, pour rejoindre Montparnasse, où là , vu la proximité des bvds des Maréchaux, on ne voit pas comment on aurait pu empêcher la jonction. Or ces voies privilégiées étaient exactement le centre du dispositif militaire, le centre du centre se situant aux Halles. Ce n’est donc ni Moscou ni Washington qui avait décidé et conçu ce dispositif. Quiconque ne l’a pas vu de près ne peut avoir conscience de combien il était impressionnant. C’est la seule fois de ma vie où j’ai vu déployer l’Armée AVEC DES CHARS pour empêcher une manifestation de masse de franchir une limite précise.

        Alors le chahuts et la déconnade, franchement, oubliez-les ! une vraie révolution a été possible et rêvée, d’ailleurs. Mendès-France y a cru ! pourtant lin n’était pas un blanc-bec et il avait sauvé les finances de la France Libre à Alger quand de Gaulle s’y imposa contre Giraud. Mendès-Franc fit un faux-pas qui signa sa fin de carrière : il participa au meeting du 27 mai 1968 au stade Charléty, un meeting exclusivement gauchiste (communistes sur la touche…..).

        Les communistes et cégétistes français, certes, ont boudé mai 1968 mais ce n’était pas réellement sur ordre de Moscou, à la limite c(est plutôt l’inverse qui était vrai, Moscou, en dînant des ordres contraires, n’aurait sans doute pas été suivi. Car la vérité : LAGARNDE MASSE DE LA CLASSE OUVRIERE FRANCAISE NE VOULAIT PAS DE CETTER EVOLUTION NEE CHEZ LES ETUDIANTS ET DIRIGEE PAR LE MONDE ETUDIANT ET INTELLECTUEL. J’ai raconté ce chauffeur de PL qui ‘ma ris en stop  »’ moi je ne veux pas la révolution ».

        Les gaullistes, qui n’étaitent pas particulièrement cons, ont d’ailleurs joué à fond de cette méfiance unilatérale des ouvriers envers le monde universitaire et étudiant.On l’ abien vu aux législatives de fin juin 1968, où on a eu la chambre la plus à droite de toute l’historie de la république française depuis 1871.

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        • Ce que je veux dire c’ est qua dans cette affaire , au début , et même pendant , ce sont agrégés des déconneurs en mal de contestation . Quand ça a tourné au vinaigre bcp sont restés chez eux mais le mouvement était lancé . La tentative d’ enter aux usines Renault a tourné court : grilles fermées . En sous main il y a bien eu des tractations . Sur le terrain Cohn-Bendit travaillait pour Washington pour démolir De Gaulle .. ce qui n’ arrangeait pas vraiment Moscou . Il y la scène du théâtre et les coulisses … Mitterrand (l’homme des « américains ») attendait son heure .. puis il y a eu le 30 MAI , un million de personnes au Champs-Elysées . Puis la Chambre la plus à droite (?) on y a gagné l’ amnistie pour les prisonniers et proscrits de « l’Algérie française » .. (ce qui a mis fin à l’ exile forcé d’ un ami) .

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  5. Très bons conseils de lecture , pour ceux qui ont compris mais surtout ceux qui tardent encore , et si vous me le permettez , procurez-vous (si ce n’est fait) le remarquable « L’AIGLE DANS LA NEIGE » de Wallace Breem . Revivez avec réalisme l’ année 406 sur le Rhin , face à l’ invasion barbare comme si vous y étiez . Ce roman est une machine à remonter le temps . Impressionnant . (aux édition Akribeia) résumé ici :
    http://www.akribeia.fr/antiquite/338-l-aigle-dans-la-neige.html

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