[Parodie] Le cocu, G. Brassens

« On est cocus » par Patriae Bellator.
D’après « Le Cocu », par Georges Brassens

Comme elle n’aime que trop notre mansuétude,
Fièrement pimbêche et bien toute ramollie,
Ma France sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de son lit. (bis)

Eh! oui, on est cocus, on a l’rosaire d’la braguett’,
On est farce de « doudous », p’tites lunes de chamelles,
Notre bien-aimée nous invite tous à notre fête
Quand ell’ nous traîne chaque jour jusqu’au préjudiciel.(bis)

Au toril de nos cœurs, affréteuse en bigornes
De pactes de rascals, servitud’ d’la Boétie,
Que l’on ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis. (bis)

Les migrants ratapoils à l’hygiène délétère,
Suite en fragrance de tous les singes hurleurs,
Qui cueille, des bobos, la tendre hospitalière
Qui cachait le dessus de son panier en fleurs. (bis)

En nous sachant cocus, point de prêche à la ligne,
On les surprend du bout de nos Mosin-Nagant.
Conseillez-leur l’export vers leurs aimées caprines,
Ils s’y refuseront avec entêtement. (bis)

Souillée par l’animal, l’apex petite mèche,
N’a pas gardé les dehors de sa virilité.
Comm’ on est bon chrétien, on renvoie la bobèche,
On saigne sans frémir enfin le basané. (bis)

De grâce un minimum de sanctions adéquates
Pour ce pauvre pays qu’on couvre de musulmans!
Le cocu, d’ordinaire, on le choie, on le gâte,
On est en fin le compte un peu de ses parents. (bis)

A l’heure du trépas ces salauds haïssables
Ont encor’ la bonté de not’ extrême onction!
Ça leur fait vraiment peur la Croix devant le râble.
Cocu, tant qu’on voudra, mais pas amphitryon. (bis)

Partager à Poitiers, est-c’que cela comporte
Que l’on partage aussi le Cher et l’Avignon
On est bien obligés de les mettre à la porte,
Et bien contents qu’ils n’ demeurent plus à Soissons. (bis)

Bien contents qu’en mourant ces brutes ne s’égarent
Pas à mettre le comble à nos gamineries
En sifflotant « il est cocu Allah Akbar… »
Parc’ que, Allah Akbar, c’est not’ meilleur ennemi. (bis)

Texte original

Comme elle n’aime pas beaucoup la solitude,
Cependant que je pêche et que je m’ennoblis,
Ma femme sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit.

Eh ! oui, je suis cocu, j’ai du cerf sur la tête,
On fait force de trous dans ma lune de miel,
Ma bien-aimé’ ne m’invite plus à la fête
Quand ell’ va faire un tour jusqu’au septième ciel.

Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne
Le pacte conjugal et me le déprécie,
Que je ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis.

Les galants de tout poil viennent boire en mon verre,
Je suis la providence des écornifleurs,
On cueille dans mon dos la tendre primevère
Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs.

En revenant fourbu de la pêche à la ligne,
Je les surprends tout nus dans leurs débordements.
Conseillez-leur le port de la feuille de vigne,
Ils s’y refuseront avec entêtement.

Souiller mon lit nuptial, est-c’ que ça les empêche
De garder les dehors de la civilité ?
Qu’on me demande au moins si j’ai fait bonne pêche,
Qu’on daigne s’enquérir enfin de ma santé.

De grâce, un minimum d’attentions délicates
Pour ce pauvre mari qu’on couvre de safran !
Le cocu, d’ordinaire, on le choie, on le gâte,
On est en fin de compte un peu de ses parents.

A l’heure du repas, mes rivaux détestables
Ont encor’ ce toupet de lorgner ma portion !
Ça leur ferait pas peur de s’asseoir à ma table.
Cocu, tant qu’on voudra, mais pas amphitryon.

Partager sa moitié, est-c’ que cela comporte
Que l’on partage aussi la chère et la boisson ?
Je suis presque obligé de les mettre à la porte,
Et bien content s’ils n’emportent pas mes poissons.

Bien content qu’en partant ces mufles ne s’égarent
Pas à mettre le comble à leur ignomini’
En sifflotant « Il est cocu, le chef de gare… »
Parc’ que, le chef de gar’, c’est mon meilleur ami.

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